Les artères vertébrales passent dans les vertèbres cervicales avant d’irriguer l’arrière du cerveau. Une rotation ou une extension du cou peut, sur une paroi fragile, provoquer une déchirure de la tunique interne : c’est la dissection. Un hématome se forme dans la paroi, réduit le flux et peut libérer un caillot vers le cerveau.
La conséquence possible est un accident vasculaire cérébral vertébro-basilaire, souvent chez un patient jeune et sans antécédent. L’événement est rare, mais son coût est hors de proportion avec les autres sinistres : séquelles neurologiques, incapacité, carrière du patient compromise.
Le piège : le motif de consultation est parfois déjà le symptômeUne dissection peut commencer avant toute manipulation. Elle se signale d’abord par une cervicalgie inhabituelle ou une céphalée brutale, c’est-à-dire par le motif même de la consultation.
D’où l’importance de repérer la douleur cervicale « qui ne ressemble pas aux autres » : intensité inhabituelle, installation brutale, caractère inédit chez ce patient.